HISTORIQUE
Créé en 1987, après 3 ans d’études et de travaux, le réseau de Chelles a été initié par la Ville, pour faire face aux chocs pétroliers et à la crise de l’énergie de la fin des années soixante dix.
Soutenu par les pouvoirs publics, la rentabilité de ce mode de chauffage ne faisait aucun doute. Plus de 20 ans après la question de l’énergie reste d’actualité ; Chelles a fait partie des pionniers, même s’il a fallu subir les aléas de la mise en œuvre d'une nouvelle technologie et des évolutions des conditions financières et économiques.
Après 8 années de gestion en régie directe, le syndicat a décidé de confier la gestion à une société privée par Délégation de Service Public en Juin 1994 ; aujourd’hui la société Chelles Chaleur, qui appartient à Coriance (www.coriance-a2a.fr), filiale du groupe italien A2A.
Chronologie
Juillet 1984 : Création du Syndicat Mixte de Géothermie de Chelles pour la construction des ouvrages et la gestion de l’opération (structure publique associant la commune et l'office public communal d’HLM)
Juin 1985 : Fin des forages Puits de production 1 695 m avec débit de 315 m3/h en artésien et une eau géothermale à 69°C Janvier 1987 : Fin des travaux de surface 8 300 ml de canalisations Température de départ de 68°C à 102°C Juillet 1994 : Concession de l’ensemble des installations à Chelles Chaleur. La géothermie concerne 70% des besoins, le fioul lourd assure l'appoint. 1999 : Chelles Chaleur démontre l’intérêt de mettre en place une cogénération de 8 MW. Ce choix se justifie par une meilleure couverture des besoins avec la géothermie, une sécurisation des moyens de production et enfin une diminution significative de la pollution par le fioul lourd (-86% de SO2 ). 1999-2000 : Rénovation du réseau de marque CORD (tubes en résine précalorifugés enterrés) à Périchelles consécutivement aux différents sinistres Septembre 2000 : Mise en place d’un dégazeur pour améliorer les performances du puits qui fonctionne en artésien (Pas de pompe de production : le débit géothermal est disponible à partir de la seule pression de la nappe aquifère). Il s'agit de la première installation française de dégazage à fonctionner sur ce principe. Cet équipement permet la suppression des purges accidentelles à l'air libre et l'élimination quasi totale du biogaz. 2000-2005 : Expérimentation d’une pile à combustible à Périchelles Décembre 2001 : Production du premier MWh avec la centrale de cogénération
Depuis, des travaux d'extension du réseau ont lieu régulièrement.
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